Marseille : un cas de légionellose sème le trouble à la Castellane

Publié le mercredi 6 juin 2007 à 05H18

Après l'hospitalisation d'une locataire, la prévention s'organise

Hier, les locataires de la Castellane faisaient des réserves d'eau craignant une contamination par légionellose.

© JEROME LIEGEOIS ARCHIVES LA PROVENCE

Lundi, à La Castellane, la nouvelle s'est répandue comme une traînée de poudre. "Devant la Poste, des habitants de la cité arrêtaient les automobilistes en leur disant"attention, y a un microbe mortel dans l'eau".Tout le monde s'est affolé et la panique continue", raconte Auria Zidani, la présidente de l'association des locataires qui tente de gérer la crise depuis qu'une des résidentes serait touchée par la légionellose. "Ici, les gens manquent d'informations et ne savent pas quoi faire. Du coup, ils se sont précipités dans les supermarchés du quartier pour faire des réserves d'eau. Ils prennent des packs par palette. La rumeur enfle, un, deux, trois cas, on raconte tout et n'importe quoi. Seule la Logirem joue la carte de la transparence."

Sur place depuis le début d'après-midi, les services de l'hygiène, police en la matière, confirment: une vieille dame, hémiplégique, a été hospitalisée le 28 mai. "Le cas de légionellose semblait avéré", indique l'adjointe Françoise Gaunet. Et les locataires tentent de comprendre comment cette bactérie, "comme un poisson dans l'eau entre 22 et 27º", et qui aime à se loger dans les coudes des canalisations d'eau chaude aurait pu se développer."La semaine dernière, il y a eu une coupure d'eau chaude pendant trois jours et ensuite elle est arrivée bouillante comme jamais. Peut-être que cela vient de là", échafaude la présidente des locataires. Pour l'instant à la Logirem, on rassure et temporise. "Ce n'est pas parce qu'un cas est diagnostiqué que l'installation est contaminée, précise Michèle Magnien, à la communication. Nous devons attendre 15 jours pour avoir le résultat des prélèvements."

Mais par mesure de prévention, hier, le bailleur a engagé un traitement de ses canalisations par choc thermique: "En élevant la température de l'eau à 60º, on peut tuer la bactérie." Françoise Gaunet renchérit: "On ne risque rien à boire de l'eau froide, mais en revanche, prendre une douche peut être dangereux: l'effet aérosol pulvérise des gouttelettes. Or c'est l'inhalation, et non l'ingestion de légionelle, qui est dangereux. Surtout pour les personnes fragiles." Des conseils aux habitants seront diffusés ce matin, souligne Christophe Cappe, le directeur de la Logirem. D'abord par tracts puis au cours d'une réunion. Les autres bailleurs devaient faire de même.

Par A.Cefai et D.Tanguy ( quartiers@laprovence-presse.fr ) imprimer recommander Facebook Digg!

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